
Sur le quatrième plat de ce livre, on a une référence à Simenon. Voilà qui est intéressant pour un livre d'une Suédoise. Mais pourquoi une telle référence ? Mais commençons par le début.
Une jeune femme rend visite à une amir d'enfance. Elle trouve le cadavre de son amie dans un bain glacé, les poignets tailladés. Le suicide semble être une évidence. Cette jeune femme, biographe et journaliste, commence alors une enquête dans cette petite ville ou tout le monde, ou presque se connaît.
Une atmosphère et des personnages fouillés permettent de donner une empreinte à ce livre. Il est vrai que le style est proche des livres de Simenon avec les personnages qui ont une histoire, des secrets, des liens d'amitiés, de haine, d'amour. Une intrigue qui vous prend petit à petit et on a envie de comprendre au fur et à mesure des pages. Ce qui rend également les personnages attachants, est les questions qu'ils se posent par rapports à leur idylle amoureuse. Erika (l'héroïne), est une personne qui est remplie de doutes, qui ne sait quel vêtement porter pour ne pas montrer son surpoids, et qui prend en charge la vente de la maison de ses parents qu'elle vient de perdre. Une soeur amoureuse d'un mari qui est un tyran charmeur, bref toute la profondeur de ce livre se trouve là, tout autant que dans l'intrigue.
